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« Petit Rempart » Eve Duchemin

    « Petit Rempart » Eve Duchemin

    Belgique • 2024 • 86′,     Entrée : 5€/3€, – 18 ans : entrée libre

    En présence de la réalisatrice

    Mariem, 53 ans, ancienne agente immobilière, vit au Samu Social depuis plusieurs mois. Entourée de femmes bien plus précarisées qu’elle, Mariem s’efforce de vivre cette chute sociale inédite comme une immersion dans la vraie vie. À sa sortie, son regard sur le monde aura définitivement changé, enrichi par toutes ces femmes qu’elle aura rencontrées sur sa route.

    « Mariem, la cinquantaine, vient d’atterrir dans un centre d’hébergement d’urgence logé au cœur de Bruxelles. Pour échapper à la violence d’un compagnon, Mariem a dû quitter une vie confortable. Puis tout est arrivé très vite : la chute, l’exclusion, la rue. Cet abri d’urgence, le Petit Rempart, est une première étape vers une reconquête d’une existence digne. Dans cet espace, fragile bouclier contre la misère, Mariem croise d’autres femmes, d’horizons et d’origines diverses. Cathy, Loubna, Seri… chacune a son histoire. Souvent, elles ont subi les brutalités d’un conjoint qui leur ont laissé des marques visibles ou non. Toutes sont en lutte pour retrouver une vie ordinaire. Mariem est forte pour elle-même et les autres. À ses côtés, la cinéaste Ève Duchemin mène tous les combats. Volontaire et attentive, sa caméra épouse la cause de son héroïne, l’accompagnant dans un chemin de retour vers la lumière, tout en dévoilant les rouages de l’exclusion. Un portrait puissant de résilience au féminin. »
    (Katy Léna Ndiaye – Visions du Réel)

     

    Née à Paris, Ève Duchemin étudie l’image à l’Insas (Bruxelles) dans les années 2000. Elle réalise en Wallonie plusieurs films documentaires dont elle signe l’image. Ghislain et Liliane, couple avec pigeons (2005) dresse le double portrait d’un couple de personnes âgées dont la vie fut marquée par la colombophilie. La réalisatrice continue de filmer cette pratique comme mémoire ouvrière pour le moyen métrage Mémoire d’Envol (2007). Elle mêle fiction et documentaire dans Le Zoo, L’Usine et la Prison (2006), qui montre le lien étroit entre chômage, délinquance et perte de repères, en retraçant une grève d’ouvriers et d’adolescents contre la fermeture d’une usine. Pour Tant qu’il y aura des oliviers (2007), Ève Duchemin se rend en Cisjordanie et rencontre des paysans palestiniens qui résistent à la colonisation par la culture de leurs terres. Elle dessine ensuite le portrait d’une jeunesse toujours plus précarisée à travers deux films : Avant que les murs tombent (2009), qui suit Colin, vivant dans une pauvreté extrême près de Charleroi mais animé par le rap, puis L’Âge adulte (2012), portrait de Sabrina, femme de ménage, serveuse et apprentie strip-teaseuse sur le Vieux-Port de Marseille. En 2009, Ève Duchemin tourne un court métrage de fiction en 16 mm, Sac de nœuds, récit d’un vol de sac à main campé par de jeunes amateurs. Ses derniers projets l’amènent en prison. Ceux qui bougent dresse le portrait de détenus qui, par le biais du sport, trouvent du sens au temps infini des longues peines qu’ils ont à purger. Dans En bataille, portrait d’une directrice de prison (2016), elle met en lumière une facette méconnue du monde carcéral. En observant une femme sensible, dévouée à son travail, elle soulève des questions universelles : dans quelle mesure un individu peut-il peser sur un système lourd et complexe ? Peut-on travailler dignement pour une institution indigne ?

     

     

    Date et heure

    lun 9 novembre 2026 : 20:30
     

    Type d’évènement

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