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Mafrouza #1 : « Oh la nuit  » Emmanuelle Démoris

    Fresque documentaire en cinq temps, tourné sur deux ans, “Mafrouza” tire son nom d’un bidonville d’Alexandrie. Construit sur les vestiges de la nécropole antique, Mafrouza est précaire. Si la vie y est rude, tous résistent avec grâce et ardeur. Mohamed Khattab, épicier-cheikh humaniste, Abu Hosny, vieux solitaire au logement inondé, la paysanne Om Bassiouni et son four à pain, tous incarnent et racontent cette résistance qui est la leur et qui fait de leur quartier un espace de liberté et de vitalité. Partant des premières rencontres avec ses habitants, “Mafrouza” raconte les destins de quelques personnes qui se répondent en une chronique polyphonique.

    L’avis de Tënk
    Mafrouza est labyrinthique comme ce quartier aux ruelles étroites dont Emmanuelle Demoris parvient à capter l’énergie vitale. Hors norme, ce cinéma invente un temps qui lui est propre, celui de la rencontre avec des personnages qui débordent les cadres et les frontières entre les épisodes. Ils ressurgissent ça et là, on les reconnaît, ils deviennent familiers. Malgré la dureté de la vie et les accidents qui égrènent le cours du récit, le bonheur est ici inaltérable et le rire fonde à lui seul la raison de ce projet gigantesque. On se laisse aller à Mafrouza, il faut accepter son irrationnelle durée pour faire cette expérience de cinéma inouïe. Pascal Catheland Réalisateur

    Voir l’article dans l’onglet : Ressources

    Mafrouza #1 : « Oh la nuit  » Emmanuelle Démoris

    France • 2007 • 137 minutes             entrée :  5€/3€ – 18 ans :  entrée libre           Pour l’ensemble des films (5) sur le week-end : 15€/8€   – 18ans : entrée libre 

    Mafrouza :  » oh la nuit ! «  est le premier volet d’une série de cinq films, qui racontent sur deux ans la vie de quelques personnes du quartier de Mafrouza à Alexandrie. Construit sur les vestiges de la nécropole antique, Mafrouza est précaire. La vie matérielle y est dure. Mais, par la force de vivre de ses habitants, par leur inventivité et résistance, Mafrouza est aussi un surprenant espace de liberté et de vitalité que le film offre de rencontrer. Mafrouza prend le temps de rentrer dans ce monde pour en saisir les complexités, mais aussi pour raconter à travers ces histoires la rencontre entre ces personnes de Mafrouza et celle qui vient les Þlmer. Car cette expérience de rencontre pose des questions de cinéma et interroge le regard que nous portons sur l’autre. Et si Mafrouza donne l’occasion de battre en brèche les idées reçues sur les pauvres, l’Orient ou l’islam, il questionne ainsi aussi en miroir notre façon de regarder et de vivre ici en Europe (ou ailleurs).
    La première visite à Mafrouza suit un archéologue qui topographie les tombes de la nécropole romaine sur laquelle les habitations se sont construites. Mais une fête de mariage vient nous plonger soudain dans le présent du quartier, sa joie tendue et sa vitalité. La découverte se poursuit par des rencontres avec plusieurs personnes dont on découvre les combats quotidiens. Abu Hosny écope sa maison inondée. Om Bassiouni cuit son pain sous la pluie de l’hiver. Les Chenabou demandent protection à Saint-Georges. Et Adel et Ghada racontent leur couple avec une étonnante liberté de parole sur l’amour. Cette première plongée dans la vie du quartier est aussi le temps de l’étonnement, qui laisse place à l’émotion des premiers échanges.

     

     

     

     

     

    Emmanuelle Démoris :

    Née à Londres où elle passe son enfance, Emmanuelle Démoris a fait à Paris des études de lettres, d’histoire de l’art et de cinéma à la FEMIS. Elle a travaillé au théâtre, comme metteur en scène et comédienne, (Ô douce nuit ! de Tadeusz Kantor). Elle a écrit des adaptations théâtrales (Les Bacchantes, monté par Aooal Dumazel) puis pour le cinéma et la télévision, ce qui l’a amenée à rencontrer Jean Gruault, avec qui elle fondé les Films de la Villa en 2006. En 1997, elle a réalisé Mémoires de pierre, consacré à une carrière de pierre de la région parisienne, puis en 2010 Mafrouza, chronique polyphonique en 5 parties d’un quartier populaire d’Alexandrie (Léopard d’Or des Cinéastes du Présent à Locarno). En 2025 elle réalise Voyage au lac, cycle de trois films tournés sur la terre du lac de Bolsena dans le Lazio à cent kilomètres au nord de Rome, diffusé notamment aux États Généraux de Lussas et à Cinéma du réel.

     

    Date et heure

    ven 12 juin 2026 : 20:30
     

    Type d’évènement

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