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Rencontre #2 : Maria Kourkouta , Cycle « Exil, Migration et Cinéma »

    Les Inscriptions ont fermées

    En présence de Maria Kourkouta           entrée: 6€/3€ ou 8€/4€ la journée

    1ère partie : 16h30

    «Retour à la rue d’Éole – Six peintures populaires» de Maria Kourkouta

    Grèce • 2013 • 14 minutes

    Fragments insignifiants, retravaillés, remontés, ralentis et mis en boucle, de films populaires grecs des années 50 et 60. Ces fragments sont accompagnés par des extraits très courts de poèmes d’auteurs grecs et par la musique de Manos Hadjidakis. Il s’agit d’un film de found footage, d’un collage audio-visuel qui évoque un voyage de retour à la Grèce contemporaine, au centre d’Athènes.

    «Prélude 02» 2008, 1’

    «Prélude 03» 2008, 1’15

    «Prélude 06» 2009, 1’47      

    «Prélude 07» 2009, 1’07

    «Prélude 10» 2011/12, 7’39

    «Intermède» 2022, 24’

     «Images d’un petit chantier naval, quelque part en Grèce. Eau, corps, cordes, chaînes, bois et métal, dans un poème en pellicule 16mm, noir et blanc. Entre la réparation de bateaux et leurs nouveaux départs en mer, une petite équipe d’hommes se charge de les tirer à terre, et de les remettre dans l’eau, une fois réparés.

    2ème partie : 18h30

    «La Terre de Gevar» de Qutaiba Barhamji

    France • 2020 • 1h17

    Récemment installé avec sa compagne et son fils dans la banlieue de Reims, Gevar, arrivé de Syrie, a décidé d’investir dans la location d’une petite parcelle de terre pour y entretenir un potager. Pendant quatre saisons, Gevar apprend à cultiver cette nouvelle terre qui ne se laisse pas faire…

     

    L’avis de Tënk  (voir)


    Quand Natasha dit à Gevar qu’une usine a été bombardée en Syrie, leur pays d’origine, Gevar répond qu’il est conseillé de cueillir l’ail quand les feuilles sèchent. Il répond à côté parce qu’il se concentre sur l’ici et maintenant. Sur ses semis et la terre qu’il retourne, là dans un petit jardin à Reims. Gevar affirme d’emblée qu’étant en France, il faut « s’intégrer. » Mais ce n’est pas simple. Il y a des obstacles, la langue française timide, les règles considérées comme absurdes (« ils sont fous ces français »), les indices du racisme… Pas facile d’entretenir son lopin sur une terre étrangère. Pas facile non plus, au fond, de se concentrer sur la construction de son propre équilibre : « C’est absurde, je me retrouve dans une quête individuelle alors qu’on rêvait d’un pays. » dit-il. Qutaiba Barhamji filme tout cela avec une grande tendresse, en toute proximité, sur la durée. Ils sont beaux, ils sont bons, ces films qui nous font aimer leurs personnages et nous soucier de leurs destins.

    Jérémie Jorrand
    Responsable de l’éditorial et de la programmation de Tënk

    Qutaiba Barhamji est né à Damas. Réalisateur et monteur basé en France, il a monté plus de 50 courts et longs métrages, fictions et documentaires, dans 20 langues différentes. Ces films ont été présentés dans de nombreux festivals internationaux, parmi eux, Still Recording réalisé par Ghiath Ayoub et Saeed Al Batal (Grand prix de la Mostra de Venise ; Cannes 2018, Semaine de la critique) et Poisonous Roses du cinéaste égyptien Ahmed Fawzi. Il est également consultant et enseignant en montage pour plusieurs organisations et universités en Europe et au Moyen-Orient. En 2020, il réalise son premier long métrage documentaire La Terre de Gevar (Cinéma du réel, Doclisboa, IDFA, etc.).

    Date et heure

    dim 9 mars 2025 : 16:30
     

    Type d’évènement

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