Cycle Cinéma Japonnais
#1 : «Les contes de la lune vague après la pluie», Kenzi Mizoguchi
#2 : «Maternité Éternelle», Kinuyo Tanaka
#3 : «Hana-bi»,Takeshi Kitano
«Maternité Éternelle», Kinuyo Tanaka
Japan,1955, 1h 51min entrée : 5€/3€(avec carte d’adhérents ciné club), – 18 ans : entrée libre
Une soupe vous est proposée dès 19h00.

Hokkaido, dans le nord du Japon. Fumiko vit un mariage malheureux. Sa seule consolation sont ses deux enfants, qu’elle adore. Un club de poésie devient sa principale échappatoire, et lui permet de se rendre en ville. Elle y retrouve Taku Hori, le mari de son amie Kinuko qui, comme elle, écrit des poèmes. Elle ressent de plus en plus d’attirance pour lui. Mais Fumiko découvre qu’elle a un cancer du sein. Alors que ses poèmes sont publiés, elle doit subir une mastectomie. La jeune femme découvre alors la passion avec un journaliste qui vient la voir à l’hôpital.
Kinuyo Tanaka :Kinuyo Tanaka (1909-1977) fut l’une des plus grandes vedettes du cinéma japonais. Avec une carrière qui commence dans le cinéma muet et qui finit à la télévision, son parcours est un des plus impressionnants de l’âge d’or des studios. En 1953, Kinuyo Tanaka décide de passer derrière la caméra, devenant ainsi la première femme cinéaste d’après-guerre. Son parcours de réalisatrice fut semée d’embûches. L’actrice put néanmoins diriger avec succès six longs-métrages pour différents studios. Lettre d’amour, mélodrame autour d’un amour perdu, La Lune s’est levée, comédie du sentiment amoureux, « à la Ozu », Maternité éternelle, parcours sensible d’une femme debout dans la tourmente, La Princesse errante, fresque spectaculaire tirée d’une histoire vraie, La Nuit des femmes, édifiant récit du retour à la vie d’une jeune prostituée, et Mademoiselle Ogin, flamboyante odyssée amoureuse en costume, sont autant d’inoubliables portraits de femmes, portraits qui témoignent d’une voix singulière dans la grande histoire du cinéma japonais classique.

À sa fondation en 1960, à Paris, Inter Film encouragea et favorisa, dans la capitale et en Île de France, la création d’un nombre important de ciné-clubs indépendants à la recherche d’une nouvelle structure fédérale. Prenant rapidement, par son développement, une dimension nationale, Inter Film devint l’une des grandes fédérations du Mouvement Ciné-Club en France, aussitôt agréée et ‘habilitée à diffuser la culture par le film’, par le Ministère de la Culture et le Ministère de la Jeunesse et de la Vie Associative.